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Mémoire du village
L’EGLISE SAINT-PIERRE
GOURS
C’est au XIème siècle et surtout du siècle suivant que date le très grand nombre de nos églises d’Aquitaine. L’art roman est bien représenté : il n’est guère de village qui n’ait son église qui, même toute petite, est l’œuvre d’art, le monument historique qui fait la fierté de ses habitants.
A l’exception du clocher refait en 1828-29 et des voûtes refaites en 1857, l’église de GOURS est entièrement romane et date du XIIème siècle. Sa porte est simple, à voussures nues ; l’archivolte est ornée de sculptures en dents de scie, de petite dimension. Les chapiteaux sont cubiques, les tailloirs chargés de croix de Saint-André, recoupés de traits horizontaux et verticaux. Cette porte est flanquée de deux portes feintes, très étroites, dont la voussure unique repose sur deux colonnettes engagées.
L’abside présente sept arcades dont les voussures reposent sur les pilastres formant chapiteaux. Le clocher carré était percé d’une seule baie destinée à la cloche qui a été posée en 1733.
L’église est entourée par le cimetière.
Voici donc l’église de GOURS, tant désirée par les habitants et si bien construite par d’habiles artisans. Son histoire, sa vie va commencer et, depuis six siècles, des notes, des papiers, des livres, rassemblés patiemment aux Archives Départementales, vont nous les raconter.
Des toutes premières années, nous n’avons aucun document. Mais nous pouvons imaginer l’Archevêque de Bordeaux se déplaçant pour venir consacrer l’autel et lui donner un saint patron : Saint Pierre. Un prêtre a été nommé. La paroisse doit lui offrir un logement et lui donner un traitement qui lui permette de vivre. Lui-même doit, tous les ans, en rendre compte à l’Archevêché de Bordeaux. La première trace de ces comptes : 1378, puis 1398, sous le règne de Charles VI. L’Archevêque a ordonné une « Nomenclature des paroisses du Diocèse » -« Sanctus Petrus de Gortz ».
Nos villages et leurs églises sont ruinés par les combats successifs. Il faut attendre l’arrivée, en 1473, des gens du Poitou et de la Charente qui ont chez eux de belles églises romanes pour, q’avec leur talent, notre église soit remise en état. On crée en “ Conseil de Fabrique ” composé du prêtre et d’un homme de la paroisse pouvant assurer quelques travaux.
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